Domaine de Montréal

L’histoire de Montréal – 1642 à 2043

200 (17)Montréal est un domaine vampirique assez particulier regorgeant d’histoires, de conflit et de légendes.  Pour ceux qui ont eu l’occasion de lire l’œuvre de « White-Wolf : Montréal By Night », vous retrouverez plusieurs éléments dans notre campagne inspirés de ce récit.  Depuis sa colonisation, Montréal fut sous le joug du Sabbat.  La cité nord-américaine était considérée comme un bastion pour cette secte et le cœur spirituel parmi tous ces domaines.  De puissants vampires y vivaient et la Camarilla se fracassait sans succès sur les forces de l’archevêque « Carolina Valez » depuis des décennies.

L’histoire vampirique de Montréal changea radicalement au cours des années 50.  Un ancien vampire du clan Ventrue fit son entrée à Montréal, accompagné de plusieurs alliés imposants.  Bartholomew Nightingale, un traditionnaliste Camarillien Anglais s’appropria le territoire Montréalais avec l’aide des forces d’Aisling Sturbridge, Prince de Québec.  S’en suivit de violentes altercations entre les deux sectes jusqu’à ce que la Camarilla l’emporte finalement.  Le règne de Carolina Valez prit fin en 1956 alors que Bartholomew Nightingale réclama le trône et y instaura les fondations d’un nouveau domaine Camarillien tout frais.  Nightingale s’entoura d’un primogèna fort et s’assura que le Sabbat se tienne éloigné à tout jamais de sa cité.  Il s’écoula prêt de quarante-cinq ans de « Paix » sous le règne de Bartholomew.

En 1999, Bartholomew se retira mystérieusement et laissa le contrôle de sa cité au conseil du primogèna Montréalais.  Sans explication, on ne le revu jamais.  William Hermsworth du clan Malkavian, Jason O’Connor du clan Brujah, Maximillien Courteaux du clan Ventrue, Lylianne Morin du clan Toreador, Sandra « Red Spark » du clan Gangrel, Simone Arkell du clan Tremere et Fausse-Couche du clan Nosferatu, se retrouvèrent sans préavis à la barre d’un domaine puissant et stable.  Et ils gâchèrent tout.  Conflit de clan, querelle entre primogène, vendetta belliqueuse, le domaine de Montréal perdit rapidement de sa stabilité à l’aube du second millénaire.   L’absence du prince fragilisa les fondations de la Camarilla Montréalaise et c’est en 2012 que tout s’effondra.

Avec les événements « d’Octobre Rouge » (le grand conflit mondial entre la Camarilla et le Sabbat), Montréal ne fut épargné par les raids du Sabbat.  L’effondrement des deux sectes provoquèrent le déclin de l’ensemble de la société vampirique nous amenant graduellement à cet univers « Cyberpunk » décrit ici et là dans les documents que vous trouverez sur ce site.  Cependant, l’histoire de Montréal ne se termina pas avec cette guerre.  Les anciens primogènes survécurent et une nouvelle société prit forme sur les cendres de l’ancienne Camarilla.  C’est autours de l’an 2020 que le domaine Montréalais vécu ces pires moments au fond du baril de merde.  Il ne restait qu’une poignée de vampire, tout au plus une dizaine dont des réfugiés et des survivants d’Octobre Rouge, et le territoire Montréalais traversa une période d’e grands changements.

La colonie pénitentiaire 2043 – 2050

200 (10)L’histoire moderne de Montréal débuta en 2043 dans une colonie pénitentiaire peu commune.  Sous le joug de la méga-corporation « Synapse Pharmacologie », l’île de Montréal soutenait à l’insu de sa population humaine, une communauté de suceurs de sang : Des vampires.  Sans mur, ni chaîne, les caïnites qui y vivaient n’y séjournaient pas parce qu’ils avaient le choix, mais bien parce qu’ils étaient les plus infâmes de leur société et qu’ont les avaient capturés.  Une distinction notoire les caractérisaient tous : l’épée de Damoclès balançait son tranchant au dessus de leur tête pour les crimes qu’ils avaient commis.  Tous considérés Persona Non Grata dans leur patelin d’origine, chacun d’eux portaient également le fardeau d’une Chasse de sang pour une raison ou une autre.  Le domaine Montréalais n’était donc rien de plus qu’un Goulag pour vampire, rassemblant meurtriers, diabolistes et escrocs en tout genre.

Pour discipliner cette bande de monstres, les hauts fonctionnaires de Synapse Pharmacologie employèrent nul autre qu’un autre vampire, car il était hors de question de risquer la vie de simples mortels pour un projet aussi périlleux.  La tâche colossale que fut de maintenir enchaîné près d’une centaine de kindred, revint au directeur William Hermsworth, un ancillae du clan Malkavian.  À son tour, il rassembla une équipe compétente, composé d’anciens membres de la Camarilla Montréalaise, tous ayant survécu à la guerre « d’Octobre-Rouge ».  Pour s’assurer de la coopération des prisonniers sur son île, Mr. Hermsworth employa judicieusement les services d’un vampire du clan Setite et substitua le cœur de tous ces détenus.  Cet échange de bons procédés entre Mr. Hermsworth et les autorités de Synapse Pharmacologie durèrent plusieurs longues années, alors que les scientifiques de Synapse Pharmacologie utilisèrent les vampires de la colonie comme des rats de laboratoire.  En guise de retour, la corporation assurait à Hermsworth qu’aucun vampire de l’extérieur ne s’intéresse aux activités du domaine Montréalais, lui laissant libre jeu pour faire de Montréal son carré de sable personnel.

Le soulèvement

L’histoire de la colonie carcérale Montréalaise se compliqua en 2044, lorsque tous les prisonniers se liguèrent d’un front commun pour se libérer de l’emprise de la méga-corporation.  Malgré de nombreuses divergences idéologiques liées aux clans et aux sectes, les détenus de la colonie s’unirent et convainquirent plusieurs gardiens de la garde carcérale de se joindre à leur cause.  Synapse Pharmacologie perdit ultimement le contrôle sur son camp de concentration, et en mai 2044 tous les vampires de la colonie s’échappèrent dans les grottes urbaines des souterrains de Subcity.  Pendant près de cinq longues années Synapse Pharmacologie dévoua ces ressources à traquer ces anciens détenus à l’aide de mercenaires et des agents de la Section-8, mais sans succès, ils abandonnèrent.  Les vampires les plus prudents survécurent, tandis que les plus malchanceux périrent au cours du processus.  Finalement, le projet de colonie fut mit au rancard, les infrastructures et les avoirs de celle-ci vendus à la corporation Pentex Enterprises et le directeur Hermsworth réengagé par celui-ci.

Le calme après la tempête

Éventuellement, la société pharmaceutique considéra qu’elle avait assez dépensée d’argent dans cette chasse aux vampires et porta son regard (et son portefeuille) vers d’autres avenues.  Les recherches effectuées par Synapse en matière de biologie vampirique, lui permit de développer et de commercialiser un sérum hyper-métabolique aux facultés extraordinaire, qui, par un processus pseudo-scientifique quelconque, servit à transformer de simples mortels en mutants aux capacités surhumaines.  C’est ainsi que la première dose du PRGEN64 fut commercialisé en 2048 et que le premier surdoué vit le jour.  Pendant ce temps, dans les tunnels de Subcity, les vampires de l’ancienne colonie pénitentiaire profitèrent de l’accalmie et sortirent de leur trou.  Une fois à l’extérieur, ils s’organisèrent, élurent des chefs et se rassemblèrent sur une base régulière comme le faisait autrefois les caïnites de la Camarilla et du Sabbat.  Cette étincelle de civilisation permit à quelques idéalistes d’instaurer un régime démocratique comme nouvelle structure sociétale.  Des individus tels que Charles Praxton, Adalwolf Völker, Maria San Giovanni, Charlie le sympathique Hobo et John Mustaine furent les instigateurs du mouvement.  Graduellement, de nombreux kindreds de l’extérieur se joignirent à la communauté, et aujourd’hui, sur l’échiquier mondial, Montréal est considéré comme un des plus éminents domaines vampiriques depuis la chute de la Camarilla et du Sabbat en 2012.

Une ombre qui plane

Notre histoire continue en 2048, avec une société vampirique fraichement établit, « discrète » et plutôt volumineuse.  Les mois avançaient et Montréal proliférait sous l’emprise de son succès.  Or une machine qui n’est pas bien huilé, fini un jour par surchauffé et s’emballer.  Et c’est ce qui arriva ultimement à la communauté du domaine.  La multiplication des vampires sur l’île apporta son lot de problèmes.  Conflit avec certaines corporations, incursion de la Luna Vindicta, instabilité sociale et putsch politique, mais rien n’égala la venue de la « Main de Montano » sur les rives Montréalaises.  Serviteurs d’un ancien caïnite, pour ne pas dire très ancien, les vampires servant la cause du puissant « Montano » tentèrent de prendre contrôle du domaine Montréalais.  À titre historique, Montano fit sa première apparition au sud du Conglomérat Américain après plusieurs centenaires de profonde torpeur sous le sol Mexicain.  Il rassembla ensuite les plus prestigieux membres de se lignée encore en vie et s’engagea dans une conquête à grande échelle des grands domaines américains.  Cité par cité, il écrasa Prince, Seigneur et autres souverains afin d’asseoir sur chaque trône un des siens.  Pour envahir un territoire, Montano envoyait stratégiquement cinq de ces meilleurs fidèles, qui s’appropriaient influences, serviteurs et ressources afin d’assiéger leur pouvoir.  De fil en aiguille, la secte de Montano prit de l’expansion et ces tentacules se rendirent un jour jusqu’aux rives du St-Laurent, à Montréal.  La « Main de Montano », s’enracina donc sur l’île et causa beaucoup de remous au sein de la société Montréalaise.  Cependant, les fondations de la communauté vampirique de l’ancienne colonie carcérale furent beaucoup plus solide que l’aurait espéré les sbires de Montano.  Il s’en suivit de nombreuses confrontations, tentatives d’assassinats et coups d’états.  Les deux camps se retrouvèrent au final devant une impasse et n’eurent autre choix que de s’entendre sur un statuquo après plusieurs mois à s’entretuer.  Le Conseil Élu de Montréal leur concéda une parcelle de leur territoire et depuis ce jour, les deux factions politiques s’entendent pour partager la même île sans se bouffer la gueule.

 L’éveil des titans

Sautons ensuite vers l’an 2049, au sommet des gratte-ciels, loin de la mascarade des vampires, alors que les grandes corporations s’embourbent dans un conflit pour les droits de commercialisation du PRGEN64.   Effrayé de voir apparaitre des humains armés de pouvoirs surhumains, plusieurs corporations crurent de mauvaise augure que de voir naître une nouvelle branche plus évoluée de l’humanité au sein de sa population.  Une opposition se dessina et un conflit prit forme.  Pour confronter cette nouvelle opposition, Synapse Pharmacologie tendit la main aux corporations Kyousei et Pentex Enterprises et fondèrent ensemble le Consortium Pharmaceutique.  Ils continuèrent ainsi de distribuer le sérum aux gens qui avaient les moyens et le nombre de surdoués se multiplia au sein de la populace.  En guise de riposte, Quantum Corporation, Black-Nova Robotic et American Security unirent leurs forces pour former le Blocus Humanitaire.  Ils ouvrirent les hostilités envers le Consortium et c’est ainsi que la première guerre mondiale corporative explosa.

When the shit hit the fan

La guerre qui faisait rage entre les corporations éclaboussa éventuellement la société vampirique.  Des mercenaires se tiraient dessus en pleine rue, des quartiers de la ville furent mit en quarantaine, la population à bout de nerf se souleva et la ville se retrouva sans dessus de sous, au centre d’un bordel incroyable.  Opportuniste de nature, les caïnites de la communauté Montréalaises profitèrent de la situation pour se débarrasser d’une corporation qui leur causait des ennuis depuis un bon moment, c’est-à-dire ; Pentex.  Pendant environ cinq ans, Pentex s’efforça au meilleur de ces capacités pour nuire à la société vampirique Montréalaise.  Allant même jusqu’à rachetés les effectifs de la  colonie pénitentiaire de Synapse, Pentex projeta de relancer la machine carcérale et d’y enfermer de nouveau tous les kindreds de l’île.  Afin d’éviter le pire, la communauté vampirique unifia ces ressources et confronta la corporation avec l’aide d’un allié inespéré.  Employés par Pentex depuis la chute de la colonie pénitentiaire de Synapse, le directeur Hermsworth tourna le dos à ces employeurs et s’associa à ces confrères de sang pour écarter du paysage la méga-corporation.  Par un miracle quelconque, Pentex s’écroula et dans sa ruine, émergea le conflit qui règne aujourd’hui entre les grandes corporations.  C’est plus ou moins à ce moment là que l’histoire se termina brusquement, alors que les vampires de Montréalaise savourèrent une petite victoire, inconscient de ce que l’avenir leur réservait.