L’ÉVOLUTION D’UN MONDE

« POST-CYBERPUNK » : 2051 — 2105

Il s’écoulera 48 ans très exactement entre la fin de la troisième saison et le début de la quatrième. Nous surnommerons cette période le Post-Cyberpunk. Plusieurs événements notoires métamorphoseront le thème de Parias, dont l’évolution de la civilisation humaine vers un penchant post-apocalyptique. Le terme Post-Cyberpunk servira principalement à qualifier un thème à mi-chemin entre le Cyberpunk et le Post-Apocalyptique.

LA GUERRE DU « ROI NOIR »

En 2051, les vampires de Montréal expulsèrent les fidèles de la Montano de leur cité. Non sans conséquence, les loyalistes de Montano se défendirent. La Montano entama une guérilla contre les vampires de Montréal et s’attaqua à leurs divers réseaux d’influence. Les Caïnites de Montréal ripostèrent, enchaînant une série de représailles qui se terminera au bout de quelques mois par l’élimination complète de la secte de Montano sur le territoire montréalais. Bien que la Montano fut déclarée vaincue, plusieurs vampires de Montréal y laissèrent leur peau.

En réaction à l’affront des Montréalais, Montano fédéra ses domaines et orchestra une guerre pour la conquête de Montréal. En temps normal, le vieux methuselah ne se serait pas entêté pour un seul domaine, mais Montréal représentait aux yeux des siens un symbole de pouvoir. Et afin de conserver sa crédibilité, il se devait de réagir avec vigueur. C’est ainsi que débuta la guerre du Roi Noir.

En moins de quelques semaines, plusieurs domaines en périphérie de l’île de Montréal se liguèrent aux côtés des Montréalais. Certains domaines tels que New York et Ottawa leurs portèrent main forte. De nombreux vampires de la Montano furent envoyés sur les territoires de Montréal et de ses alliés. Les Caïnites de Montano tentèrent de prendre leurs ennemis par la force et, similairement aux combats vécus lors de la guerre d’Octobre-Rouge, un conflit à l’échelle du continent s’enflamma.

Plusieurs années s’écoulèrent alors que les deux camps s’entretuaient sans pitié. Au fil des défaites et des victoires, Montano perdit du terrain au dépend de ceux qui se surnommeront éventuellement les United Free Domains (Montréal et ses alliés). Le conflit entre la Montano et les UFD perdura pendant cinq ans. Beaucoup de sang fut versé et de nombreux bris de mascarade s’accumulèrent. N’ignorant pas le joug des mégacorporations, les deux camps évitèrent du mieux qu’ils le purent l’attention des mortels. Sans succès, puisque les mégacorporations réalisèrent l’ampleur du conflit et décidèrent qu’ils en avaient assez. Ainsi débuta l’ère de la Purge.

LA « PURGE »

Pendant que Montano et les domaines alliés à Montréal s’entretuaient, les grandes corporations mirent fin à leur conflit à l’égard du sérum des surdoués. D’un commun accord entre corporations, le PRGEN64 fut retiré du marché et les surdoués furent traqués et institutionnalisés jusqu’au dernier.

Également témoins de la guerre inter-vampires, les mégacorporations en eurent assez des dommages collatéraux causés par les Caïnites et décidèrent d’inclure les vampires dans leur purge des surdoués. Non seulement la présence des Caïnites mettait en danger la vie des bons contribuables et des consommateurs, mais de surcroit, les mégacorporations commençaient à craindre leur influence. Ils profitèrent donc de la purge des surdoués et tentèrent d’éliminer la société vampirique de la surface du globe.

La Purge frappa la société vampirique tel un coup de masse. Des centaines, voire des milliers de mercenaires furent engagés pour la cause. La Section-8 décrocha le plus gros contrat de son histoire et coordonna l’entièreté de l’opération. Pour arriver à purger tous les vampires, les mégacorporations développèrent leur propre mascarade afin d’éviter que le commun des mortels ne se doute de quoi que ce soit. Si la population humaine venait à découvrir l’existence du surnaturel, les mégacorporations se retrouveraient avec une panique généralisée entre les mains. Pour masquer cette chasse, les grandes corporations se servirent des surdoués comme bouc émissaire.

Sous le décret des mégacorporations, une désinformation médiatisée de grande envergure fut entreprise à l’égard des surdoués. Ils devinrent bien évidemment l’ennemi numéro un de la population. Les lois du Conglomérat américain et de l’Union européenne furent également adaptées afin de légaliser la chasse aux surdoués. Perçus comme des terroristes et des criminels aux yeux de la population, celle-ci appuya la purge aux surdoués. Semblable au phénomène de l’Inquisition espagnole, la population entra dans le jeu des mégacorporations. À cause de la pression de la plèbe et de la peur de l’inconnu, les surdoués furent traqués sans relâche, jusqu’à ce qu’ils disparaissent.

Les vampires, quant à eux, furent officiellement dévoilés aux yeux des mortels. Par l’entremise des médias, ils furent catégorisés comme étant une classe à part de surdoués spéciaux. Les mégacorporations inventèrent toute sorte de faussetés à leur égard et rationalisèrent le vampirisme de façon à le camoufler. De nos jours, en 2105, les Kindreds ne sont bien évidemment pas reconnus pour ce qu’ils sont, mais bien pour des surdoués porteurs de maladies dégénératives. Ainsi, la population les évite à tout prix, croyant qu’ils sont porteurs de toutes sortes de maladies infectieuses. D’ailleurs, un des noms de code qu’on leur attribue est Creatura, le dérivé latin de « créature ».

Malgré tous leurs efforts pour purger l’espèce vampirique, les mégacorporations faillirent à leur tâche. Ils se rapprochèrent de leur but, certes, mais plusieurs vampires survécurent ici et là, à leur insu, comparable à des cafards dont on ne se débarrasse pas aussi aisément. Ceci dit, la population Kindred dégringola drastiquement au cours des années de la purge, au point tel que seuls quelques milliers d’individus survécurent au massacre.

L’ÉRUPTION DE YELLOWSTONE

Parmi les faits saillants de cette période, nous ne pouvons passer à côté de la catastrophe de Yellowstone. En effet, en l’an 2073, le super volcan situé au cœur du parc national de Yellowstone entra en éruption. Selon les enregistrements vidéo de la Nasa, la première explosion de magma fut légendaire; mais ce fut surtout le nuage de cendres qui suivit qui causa beaucoup plus d’ennuis. Une épaisse masse de cendres recouvra l’entièreté du nord du continent pendant plusieurs semaines. Les décès occasionnés par cette catastrophe naturelle se comptèrent par millions. L’explosion elle-même ravagea une partie de l’état du Wyoming, du Montana, de l’Idaho et du Dakota du Sud. Au-delà de l’explosion, l’éruption provoqua également une série de micro-catastrophes à l’échelle intercontinentale. Le nuage de cendres, quant à lui, causa la perte de toutes les récoltes nord-américaines, principalement dans le secteur des Prairies. Les eaux furent empoisonnées; la faune et la flore gravement endommagées; et les petites bourgades, ensevelies par les cendres et anéanties par la famine. Le gouvernement du Conglomérat américain ainsi que de nombreuses mégacorporations durent dépenser des milliards pour nettoyer les grandes villes, accueillir les réfugiés et essuyer les dégâts. Pendant près d’une décennie, de nombreux changements climatiques se manifestèrent, dont un réchauffement notoire de quelques degrés. Nul besoin de vous mentionner qu’au cours de cette période, la chasse aux surdoués fut annulée! Cela laissa quelques années aux Kindreds pour souffler et reprendre des forces.

« THE BIG ONE »

La catastrophe de Yellowstone fut succédée par le fameux tremblement de terre surnommé « Big One ». Six mois après l’éruption de Yellowstone, un tremblement de terre d’une magnitude de 9.9 sur l’échelle de Richter secoua la cité de Los Angeles et une grande partie de la côte ouest-américaine. Le terme « secouer » n’est pas assez fort pour qualifier les ravages du cataclysme. La côte ouest fut remuée comme l’on brasse un pot de peinture avant de l’ouvrir. Tout s’écroula pendant le cataclysme. La terre près de la faille de San Andreas se fendit en morceaux, les bâtiments et les routes s’écroulèrent et des millions de morts furent recensés. De plus, comme si ce n’était pas suffisant, les secousses séismiques causées par le tremblement de terre provoquèrent un tsunami qui percuta l’entièreté des côtes de l’extrême Orient. L’Australie, le Japon, la Chine et de la Nouvelle-Zélande furent gravement atteints.

LES MÉGAPOLES

En réaction aux diverses catastrophes des années 2070, les milieux ruraux devinrent pratiquement insoutenables et inhabitables, majoritairement au sein des territoires du Conglomérat américain. Les marques laissées par ces catastrophes naturelles se dessinèrent non seulement sur la topographie de nos cartes, mais également dans les mœurs de l’humanité. En effet, avec le grand nombre d’espaces ruraux et de forêts dévastés, la plupart des petites villes furent abandonnées suite aux catastrophes. En réaction à ce bouleversement démographique, les grands centres urbains se développèrent de façon à accueillir les populations des plus petites villes. Les nombreux réfugiés qui se retrouvèrent sans domicile migrèrent dans les grandes villes. Les mégapoles prirent alors de l’expansion et d’immenses murs furent construits pour pallier les intempéries de la nature. Le gouvernement du Conglomérat américain céda de nombreux droits aux corporations qui héritèrent de la gestion des grandes villes. Au fil du temps, les mégapoles américaines s’isolèrent les unes des autres et devinrent peu à peu telles des cités-états : indépendantes et autonome les unes des autres.

Poussé par les catastrophes naturelles et la surpopulation des grandes villes, le concept des mégapoles devint un incontournable un peu partout sur le globe. Quelques décennies après les catastrophes, l’Union européenne et la Confédération communiste adhérèrent au courant des mégapoles lorsqu’elles furent confrontées au phénomène de surpopulation. Pour se démarquer les unes des autres, plusieurs grandes villes accélérèrent leur développement pour atteindre ce prestigieux statut.

De nos jours, la plupart des grandes villes suivent ce modèle étatique. Il fut déterminé que pour obtenir le statut de mégapole, une grande ville devait atteindre le seuil des cinquante millions d’habitants. Des cités telles que Paris, New York, Londres, Hong Kong, Tokyo, Montréal, Mexico et nous en passons, font maintenant partie de ce club sélect.

LA TECHNOLOGIE

En ce qui a trait à l’évolution technologique, il n’y a que très peu de choses à dire! Avec les guerres et les catastrophes naturelles, la civilisation humaine se retrouva devant un ralentissement technologique de taille. Plusieurs domaines scientifiques stagnèrent alors que l’humanité se préoccupait de rebâtir ses villes et de nettoyer les dégâts des catastrophes. De plus, l’apparition des mégapoles amena son lot de soucis. En outre, plusieurs mégapoles se retrouvèrent avec la gestion d’immenses bidonvilles entre les mains. Contrecoups de la surpopulation, ces bidonvilles se retrouvèrent sans services, sans commodités et complètement abandonnés par les mégacorporations. Plusieurs timbrèrent sous l’emprise de réseaux criminalisés et c’est principalement à ces endroits que la technologie régressa drastiquement.

D’un point de vue d’ensemble, le quotidien des mortels ressemble beaucoup plus à une caricature des années 2000, qu’à un mauvais film de science-fiction. Certes le cyberespace, la cybernétique, la robotique et les technologies de l’information sont nettement plus en avance si on les compare au début du siècle, mais en contrepartie, les voitures ne volent toujours pas, le trafic aérien ne ressemble en rien à un film de Star Trek et les criminels ne se baladent pas avec des fusils laser comme arme de poing. Pour décrire la société humaine, le mot « dystopique » serait le meilleur qualificatif.

LES MÉGACORPORATIONS

Du côté des mégacorporations, c’est toujours le paradis sur terre. Le pouvoir exercé par les grandes corporations est toujours aussi absolu, voire monolithique. Cela dit, avec les dernières guerres et catastrophes naturelles, plusieurs corporations se retrouvèrent quand même dans l’eau chaude. Plusieurs firent banqueroute, tandis que d’autres fusionnèrent avec leurs rivales pour assurer leur survie. Néanmoins, grâce au développement des mégapoles, plusieurs corporations profitèrent de l’élan de la civilisation pour reprendre leur envol. C’est surtout grâce à l’incapacité des gouvernements à gérer leurs mégapoles que les mégacorporations gagnèrent en puissance. Les instances gouvernementales leur cédèrent peu à peu le pouvoir administratif des mégapoles et les grandes villes devinrent de plus en plus privatisées.

Bref, pour illustrer le pouvoir politique corporatif, voici un décompte des mégacorporations les plus influentes et les plus importantes à l’heure actuelle :

  • Cerberus Military Corporation (CMC) racheta les autres corporations militaires et se retrouve maintenant chef de file en matière de sécurité privée.
  • Radium Energy est incontestablement maître dans le domaine de l’énergie et toutes ses facettes.
  • Coke & Blow possède pratiquement l’entièreté des entreprises de produits agricoles et alimentaires et de divertissement.
  • Kyousei Corporation, le titan japonais est maître dans les domaines de la médecine, de la génétique, de la pharmaceutique et de la cybernétique. Il se situe encore et toujours au sommet en importance dans le palmarès des corporations.
  • Quantum Corporation, le principal rival de Kyousei en matière d’importance, est le plus grand fournisseur en hautes technologies, en appareils électroniques et en armements militaires.
  • Un grand nouveau dans l’échiquier corporatif; Jericho, un conglomérat composé des anciennes corporations Dreamtex, Tryon Enterprise et Pineapple.
  • Un autre nouveau, Coaxial Engineering, est à la tête du marché de l’ingénierie, du domaine de la construction et de l’exploitation des ressources premières.
  • Black-Nova Robotics est au sommet de sa gloire. Ayant racheté Cyber2 pendant la guerre corporative, la mégacorporation se distingue notamment par l’exploitation de la robotique, de la cybernétique, de la nanotechnologie et le développement de hardware.
  • TGW, une entreprise nord-américaine, gère les banques du monde et l’économie corporative. Bien qu’elle ne soit pas au sommet en importance, elle l’est d’un point de vue financier!
  • Pentex Enterprises, la plus vieille et la plus variée de toutes les corporations, se spécialise dans la vente grand marché. Pentex touche à tout, sans réellement se spécialiser sur un secteur particulier.
  • Il y a également Kharon Aeronautic and Interplanetary qui se spécialise dans les domaines du transport, de la colonisation spatiale et de l’aéronautique. Kharon est d’ailleurs propriétaire de la colonie martienne.
LE CYBERESPACE

En 2083, il est impossible de passer à côté du cyberespace et de l’omniprésence de l’informatique dans toutes les couches de la société. Que ce soit pour les loisirs, la vie professionnelle, les réseaux de santé ou les médias, la présence du Web est un incontournable au quotidien de l’humanité. Si du jour au lendemain le cyberespace s’écroulait, la société humaine ferait assurément un bon de cent ans dans le passé. Tout fonctionne par le support de l’internet et l’humanité en est dépendante.

À ce sujet, le réseau Jericho III est le plus connu de tous les réseaux sur le web. Jericho III est une réalité virtuelle globale, permettant à quiconque d’interagir en temps réel partout sur le globe, sous forme d’avatars digitalisés. Jericho III est un univers à part entière. Certains individus passent la majeure partie de leur existence branchés sur ce réseau. De plus, l’étendue de Jericho III est si vaste qu’il surpasse de loin la superficie terrestre. À l’intérieur de ce réseau, rien n’est impossible. En guise de référence, l’univers imaginé par les frères Wachowski, dans le film « La Matrice » ne pourrait mieux illustrer Jericho III.

Ensuite, le Dark Web est probablement le second réseau en importance sur le Web. On y trouve l’entièreté des réseaux non répertoriés sur Jericho III et c’est dans les profondeurs du Dark Web qu’on trouve tout ce qui ne peut pas être légalisé. De nombreux réseaux privés y tissent leur nid afin de passer sous le radar des corporations. Par exemple, c’est aux confins du Dark Web que le crime organisé effectue ses transactions. Il s’agit également du repère préféré de tout bon pirate informatique et de tous les réseaux cachés des grandes corporations. Le Dark Web est en quelque sorte l’ombre de Jericho III, s’y aventurer peut représenter un réel danger. Il n’est pas rare que des curieux y perdent leur identité ou leur compte en banque. Certains se retrouvent même coincés pour l’éternité dans un coin sombre du Web, incapables de se débrancher du réseau.

Finalement, nous avons Avalon, le réseau favori des mercenaires et de la Section-8. Reconnu pour être LE lieu par excellence pour l’obtention de contrats, Avalon est particulièrement bien dissimulé au fond du Dark Web, à l’abri des regards indiscrets de la population. C’est d’ailleurs à cet endroit que la Liste rouge des surdoués continue de circuler. Le réseau Avalon est reconnu pour être impossible à pirater, voir impénétrable par quiconque n’ayant pas les accès nécessaires pour y entrer. Jusqu’à présent, aucun pirate informatique n’aurait réussi à percer les brumes du réseau Avalonien. Plusieurs rumeurs racontent qu’Avalon serait entretenu et financé par plusieurs mégacorporations et que le nec plus ultra de la technologie virtuelle est utilisé pour sécuriser l’accès à ce réseau.

L’INTELLIGENCE ARTIFICIELLE ET LES ANDROÏDES

Le cyberespace regorge de bots, d’intelligences virtuelles et d’intelligences artificielles. Les mégacorporations tiennent un registre très serré de ces logiciels intelligents et s’assurent qu’aucune intelligence artificielle n’échappe à leur contrôle. À cet effet, l’intelligence artificielle est hautement illégale. Les dangers reliés à cette technologie sont beaucoup trop grands et les corporations font tout en leur pouvoir pour nettoyer régulièrement le web de ces potentielles anomalies. Depuis l’incident Knox-is-Nothing en 2050, des mesures draconiennes ont été développées pour éviter qu’une autre IA provoque la mort de nombreux citoyens.

Ceci dit, les intelligences virtuelles et les bots sont monnaie courante. Les IV, bien qu’elles soient proches de l’intelligence artificielle, ne sont que des logiciels semi-intelligents émulant des comportements et des émotions. Les IV sont couramment utilisées, que ce soit sur Jericho III ou dans l’industrie de la robotique. La plupart des androïdes modernes sont donc munis d’IV afin de faire croire qu’ils sont « vivants ».

En ce qui concerne les androïdes, ils font partie intégrale du quotidien de la population humaine. Principalement utilisés comme des ouvriers, des compagnons de vie ou des soldats, il n’est pas rare de croiser certains d’entre eux dans les rues des mégapoles. Les quelques mégacorporations qui s’investissent dans la robotique maintiennent une emprise rigoureuse sur la commercialisation des androïdes. Au même titre que l’obtention d’une arme à feu, l’acquisition d’un permis de possession d’androïde requiert un long processus administratif et légal.

LE PROTOCOLE-18

L’usage du Protocole-18 est toujours d’actualité en 2105. Chaque individu se voit maintenant attribuer un « Protocole » à la naissance, qui enregistrera tout au long de son existence des informations importantes telles que son identité sociale, son compte bancaire et ses données personnelles. Cependant, depuis une quarantaine d’années, il ne s’agit plus d’une puce électronique implantée au niveau de la nuque, mais bien de nanorobots injectés à même les fluides sanguins. Ainsi, il est désormais presque impossible pour un criminel de se débarrasser de son Protocole-18 afin de fuir le gouvernement. Il existe tout de même certaines méthodes pour éliminer les nanorobots, mais ces techniques ne sont évidemment pas à la portée de tous.

Depuis l’apparition des nanomachines comme substituts aux puces électroniques, les vampires ne peuvent plus se procurer de fausses identités pour interagir avec la société humaine. Ces nanomachines spécifiquement programmées et conçues pour fonctionner via l’entremise d’un sang vivant causent beaucoup de maux de tête aux Kindreds. Cette incompatibilité technologique est d’ailleurs l’une des raisons majeures qui a poussé les vampires à quitter, ou à s’exiler dans les recoins abandonnés des mégapoles.