L’HISTOIRE DE MONTRÉAL

LE DOMAINE DE MONTRÉAL

Dans le cadre de notre activité, Montréal se retrouve dans l’œil de l’ouragan. C’est à cet endroit précis que l’histoire se déroule et que vos personnages évolueront. Mais avant de plonger dans le jeu, voici une rétrospective de l’historique montréalais et des saisons précédentes afin de vous mettre en contexte.

PRÉ OCTOBRE-ROUGE

Avant la Grande Guerre d’Octobre Rouge, Montréal représentait l’un des plus importants joyaux de la Camarilla. Toutefois il n’en fut guère toujours ainsi : le domaine de Montréal fut pendant longtemps sous l’autorité du Sabbat et de son Archevêque Carolina Valez. À cet effet, nous considérons donc en grande partie les éléments de scénario proposés par le complément de jeu Montreal by Night.

Cependant, contrairement aux histoires proposées par le Montreal by Night, le domaine de Montréal fut conquis au cours des années 50 par un prince Ventrue du nom de Bartholomew Nightingale, imminent membre la Camarilla. Pendant plus d’un siècle, l’Archevêque Valez et le Prince Nightingale se querellèrent la souveraineté du territoire à force de manipulations, de tirages de ficelles et de guerres intestines entre des meutes Sabbat et le gouvernement Camarillien. L’histoire de Montréal a donc été teintée par leurs querelles et déchirée par leurs disputes. Au fil des années, les deux aînés laissèrent derrière eux un lourd héritage et de nombreux vestiges politiques et physiques… jusqu’au jour où la guerre d’Octobre-Rouge éclata.

Le conflit majeur entre la Camarilla et le Sabbat n’épargna en aucun cas Montréal. Quelques années avant le début des altercations, le Prince Nightingale se retira volontairement des rouages politiques de la ville, laissant par le fait même le pouvoir à son Primogena*. Ce sont les chefs des clans de la Camarilla de Montréal qui écopèrent des contrecoups de la guerre. Le conflit d’Octobre-Rouge éclaboussa éventuellement les rives montréalaises et provoqua la chute inexorable du domaine. Toutefois, contrairement à d’autres villes voisines qui subirent le même sort, une société vampirique bien spéciale naquit à Montréal, à partir des cendres de ce conflit…

[*] Primogena = Conseil composé de chefs de clan au sein de la Camarilla. Ces conseils portent le nom de Primogena et les individus qui le représentent, de Primogène.

SYNAPSE PHARMACOLOGIE

Subséquemment aux événements du conflit d’Octobre-Rouge/du Praxtongate, les mégacorporations s’ingérèrent peu à peu dans le portrait montréalais. Parmi ces corporations, l’une d’entre elles s’intéressa de plus près aux vampires et, surtout, à leur condition physique. Il s’agissait de « Synapse Pharmacologie ». Fondée à Montréal, Synapse Pharmacologie fut l’une des corporations pionnière dans le domaine de la médecine, de la génétique et de la pharmaceutique.

Conscients de l’existence du surnaturel et plus curieux que craintifs à leur égard, les grands patrons de Synapse mobilisèrent des ressources considérables pour étudier la biologie vampirique afin d’améliorer le gène « humain ». Pour y arriver, ils approchèrent secrètement les quelques vampires qui avaient survécu à Octobre-Rouge et leur offrirent des conditions de vie plus agréables. L’entente visait à employer les vampires de Montréal sous la mégacorporation, dans le cadre d’un projet de colonie pénitentiaire pour créatures surnaturelles. Synapse souhaitait emprisonner des vampires afin de les étudier et d’entreprendre des expérimentations. Le mandat des vampires de Montréal consistait à traquer d’autres vampires un peu partout sur le globe et de les confiner sur l’île de Montréal. En échange de leur coopération, les Caïnites montréalais se virent remettre l’autorité et les ressources nécessaires pour ériger une société carcérale ainsi qu’une panoplie d’avantages, comme la protection de la mégacorporation. C’est ainsi que la « CCVM » (colonie carcérale de Montréal) ouvrit ses portes autour des années 2020. Les autorités de Synapse Pharmacologie déboursèrent des sommes colossales pour cloner les propriétés du sang vampirique. Et dès l’ouverture de la colonie, de nombreux vampires furent rapidement utilisés tels des cobayes et passèrent sous le bistouri des scientifiques de Synapse. Quant aux vampires montréalais? Ils s’assurèrent discrètement de leur côté que la colonie soit ordonnée et qu’aucun vampire captif ne s’en évade.

PREMIÈRE SAISON : LA COLONIE CARCÉRALE

L’histoire officielle de Parias débute en 2043 avec l’introduction de la première saison. Pour vous mettre en contexte, la société Synapse Pharmacologie entreprenait depuis maintenant près de vingt ans ses expériences sur des cobayes vampiriques dans le but de cloner le pouvoir du sang des Caïnites via l’intermédiaire d’un sérum hypermétabolisant. Les premiers participants à joindre l’aventure ont eu à incarner un de ces lots de prisonniers fraichement capturés. Cette nouvelle bande de vampires vécut plusieurs mois au sein de cette société carcérale, sous le joug des gardiens de la colonie.

Éventuellement, les prisonniers réalisèrent leur funeste destin et fomentèrent une rébellion. Aidés des vampires qui assuraient la sécurité de la colonie, tous les vampires de Montréal s’échappèrent des griffes de la mégacorporation Synapse Pharmacologie. Les gardiens, qui anticipaient de plus en plus leur obsolescence aux yeux de Synapse, complotèrent avec les prisonniers le sabotage de la colonie pénitentiaire. C’est en coopération avec les gardiens de la prison que les prisonniers s’échappèrent et se cachèrent dans les méandres des souterrains de Montréal. Aux tréfonds de Subcity.

Fin de la première saison.

ENTRE SAISON : LA SECTION-8

Cinq longues années s’écoulèrent. Terrés au fond des égouts, les ex-prisonniers et les anciens gardiens de la « prison » se cachèrent des mégacorporations afin survivre. En réponse à cette traitrise, Synapse Pharmacologie engagea une firme de chasseurs de vampires connus sous le pseudonyme de Section-8. Équipée et entraînée pour éliminer les vampires, la Section-8 traqua sans relâche les Caïnites fugitifs. Au cours des cinq années qui suivirent, les Kindreds les plus téméraires (ou tout simplement les moins habiles à se cacher) se firent capturer (et éliminer) par les mercenaires de la Section-8. Plusieurs mégacorporations se mêlèrent éventuellement à la chasse, craignant de toute évidence la présence des vampires dans leur ville.

Par un miracle quelconque, vint un moment où les mégacorporations se lassèrent de jouer au chat et à la souris. Croyant que les vampires s’étaient tout simplement enfuis la ville, ils décidèrent d’abandonner la chasse et mirent fin à leur le contrat avec la Section-8. Ainsi, les vampires de Montréal retrouvèrent leur liberté.

DEUXIÈME SAISON : PENTEX ENTERPRISES

Après avoir survécu à cinq années de clandestinité, les vampires de Montréal (prisonniers et gardiens confondus) prirent l’initiative de se réunir afin de reconstruire leur société. C’est sur ce thème que la seconde saison prit son élan.

Démocratie, séances de votes et conseil administratif furent à l’honneur. Afin de prendre en charge leur société, les Kindreds de Montréal placèrent un groupe d’élus au pouvoir. L’idée d’une démocratie en froissa plusieurs, mais le domaine se développa avec une rapidité sans précédent. Des Caïnites de toutes provenances se joignirent aux forces de la communauté montréalaise, attirés par l’engouement provoqué le curieux phénomène. Le niveau de population fracassa le seuil de la centaine d’individus, positionnant Montréal comme le premier domaine en importance sur le globe. Néanmoins, un tel attrait venait avec son lot de soucis. Malgré tous les efforts déployés pour maintenir un niveau de discrétion raisonnable, la mascarade fut inévitablement brisée à maintes occasions. Ce qui attira de toute évidence le regard des corporations.

Alors que le domaine montréalais grimpait sans cesse en population, les premières conspirations politiques et les premiers coups d’État éclaboussèrent la communauté vampirique. Au cours d’une série d’assassinats, plusieurs conseillers furent éliminés après seulement quelques semaines de mandat. Déstabilisant du même coup la nouvelle structure en place.

L’apparition d’un nouvel ennemi commun poussa néanmoins la société vampirique à se serrer les coudes. En effet, l’apparition de Pentex Enterprise causa de nombreux maux de tête aux Caïnites de Montréal. La mégacorporation déploya plusieurs de ses agents, profitant du chaos politique montréalais. Pour des raisons obscures, Pentex se donna beaucoup de mal pour corrompe plusieurs vampires influents de Montréal et les utiliser à des fins surnaturelles, voire infernalistes. Grâce à un effort collectif, l’ensemble des Caïnites de Montréal arriva à se débarrasser de l’influence de Pentex et de ses suppôts en les chassant de la ville.

Fin de la seconde saison.

ENTRE SAISON : LA GUERRE CORPORATIVE

2051, plus ou moins deux années après la chute vertigineuse de Pentex à Montréal. La communauté vampirique surfait sur le triomphe de sa victoire et le domaine s’enracinait de plus en plus profondément dans les affaires humaines de la ville. Tout sembla aller pour le mieux, jusqu’à ce qu’un vieil ennemi resurgisse du passé.

Alors que les vampires de Montréal oubliaient de plus en plus leur passé carcéral, Synapse Pharmacologie refit surface. La société pharmaceutique dévoila au grand jour un sérum révolutionnaire : le PRGEN64. Ayant les capacités d’éveiller chez n’importe quel mortel des pouvoirs de surhomme, le PRGEN64 s’annonça comme une source d’ennuis considérable pour les vampires de Montréal. La commercialisation du PRGEN64 amorça une nouvelle ère pour l’Homme, soit l’apparition des premiers Surdoués.

Bénis par des capacités surhumaines, les surdoués se multiplièrent au sein de la population humaine. L’apparition de ces mutants auprès des gens normaux occasionna beaucoup de remous au sein du petit peuple. De par leurs capacités surhumaines, certains surdoués avaient le potentiel de devenir de dangereux criminels et la plèbe commença à les craindre. L’existence du PRGEN64 entraina également une infinité de questionnements quant à l’éthique du génome humain et à l’impact des surdoués sur la société. Ces questionnements se transformèrent peu à peu en querelles, pour ensuite devenir un enjeu commercial de taille pour les grandes corporations. Devant la sensibilité du sujet, plusieurs mégacorporations s’élevèrent contre la commercialisation du PRGEN64, tandis que d’autres supportèrent cette nouvelle industrie. De fil en aiguille, l’humanité assista à l’escalade d’un conflit majeur qui, d’emblée, se métamorphosa en guerre urbaine entre les mégacorporations à échelle intercontinentale.

TROISIÈME SAISON : LA MONTANO

Dans le cadre de la troisième saison, les vampires de Montréal eurent à conjuguer avec l’apparition des surdoués. Ils durent entre autres renoncer à certains de leurs acquis lorsqu’ils furent contraints de quitter la surface de l’île pour les bas-fonds de Subcity. Coincés entre les feux croisés des mégacorporations, les vampires de Montréal eurent de nouveau à se cacher. Les échauffourées entre mercenaires et surdoués devinrent de plus en plus fréquentes et l’ambiance devint un peu trop festive pour que les vampires puissent continuer de vivre à la surface. Les mégacorporations qui avaient décidé de se faire la guerre utilisèrent tous les moyens à leur disposition pour se mettre des bâtons dans les roues. Sous le couvert de lois étranges et par des magouilles de politiciens, de nombreux mercenaires obtinrent les droits nécessaires pour capturer et tuer des citoyens soupçonnés d’être des surdoués. La guerre se déroula non seulement dans les rues, mais également dans les palais de justice. Les citoyens qui avaient réussi à se procurer du PRGEN64 se retrouvèrent persona non grata aux yeux de certaines corporations et devinrent les cibles principales du conflit. Au cours de cette guerre, nombre d’entre eux furent assassinés par ces corporations.

Malgré la situation tendue, la population vampirique continua tout de même de grimper en flèche. Vers la fin de l’année 2051, la démographie vampirique atteignit son pinacle avec près de deux cents individus. Attirés par son succès, des domaines voisins commencèrent à s’intéresser à Montréal. Le pouvoir des Caïnites à l’égard de mortels devint tel qu’il se rapprocha de son âge d’or au temps de la Camarilla montréalaise. Ironiquement, ce ne fut ni les corporations ni les surdoués qui causèrent le plus d’ennuis aux vampires montréalais, mais plutôt un autre regroupement de Caïnites. La Montano, une organisation composée essentiellement de vampires du clan Lasombra, s’implanta dans les affaires politiques montréalaises. Obéissant aux commandements d’un vieux vampire du même nom (Montano), les vampires de la Montano avaient pour ordre de prendre possession du domaine montréalais.

Alors que les vampires de Montréal essuyaient les contrecoups de la guerre corporative, les agents de la Montano s’infiltrèrent au sein des divers regroupements du domaine de Montréal. Ils s’emparèrent de la majorité du pouvoir démocratique de la communauté et s’en servirent pour grimper les échelons hiérarchiques. La structure politique montréalaise balança peu à peu vers les intérêts de Montano et éventuellement, le domaine s’entredéchira en deux factions distinctes, soit C’est-à-dire la Montano et le reste. Un conflit politique d’envergure éclata entre les deux factions, jusqu’à ce que l’échiquier montréalais change du blanc au noir. Acculés au pied du mur, après de multiples coups d’État, assassinats et complots politiques, les vampires anti-Montano se liguèrent entre eux pour les expulser de la ville.

Fin de la troisième saison.