Mégapole de Montréal

GÉOGRAPHIE : LA SURFACE

La « Mégapole » de Montréal est une cité colossale de plus de cinquante millions d’habitants. Couvrant une superficie de près de 150 kilomètres de diamètre, « Montréal » est un immense centre urbain refermé sur lui-même au beau milieu des Outlands. Entourée d’un immense mur heptagonal de près de cinq kilomètres de haut, la mégapole de Montréal est une véritable forteresse urbaine.

Situé au Nord-est du continent américain, c’est à Montréal que la plupart des grandes corporations se réunissent pour prendre leurs grandes décisions. Alors que la mégapole de New York serait considérée comme la capitale financière du Conglomérat Américain, Montréal en serait la capitale corporative. À cet effet, la mégapole de Montréal est affectueusement surnommée par les autres mégapoles américaines ; « Cradle of the North ».

Autrement, la mégapole de Montréal est reconnue au sein de la société vampirique comme « l’Eden » des Caïnites du nouveau continent. Plus de cent-cinquante vampires peuplent les sous-sols de la ville et aux yeux des autres domaines vampiriques américains, la mégapole de Montréal est un modèle de réussite à suivre.

Mégapole

Rive-Nord et Rive-Sud

Bien que le cœur de la population de la mégapole se situe sur l’île de Montréal, les banlieues et les villages à proximité furent annexés au cours de cinquante dernières années, sous une seule et même bannière. Appelées « agglomération montréalaise », ces diverses concentrations urbaines prirent de l’expansion au fil de décennie. Des villes telles que Laval, Longueuil, Saint-Jean-sur-Richelieu ou même Saint-Jérôme se développèrent jusqu’à en devenir d’imposants centres urbains. À vrai dire, l’entièreté de ces agglomérations font désormais partie de ce que l’on surnomme de nos jours ; la « Mégapole » de Montréal.

Le « Mur »

Un immense « Mur » de béton et d’acier délimite les frontières de la mégapole. De forme heptagonale, cet immense mur protège l’agglomération montréalaise des intempéries naturelles et des dangers de l’extérieur. Ceci étant dit, ce mur est en réalité bien plus une démonstration de force qu’autre chose. Symbolique de la suprématie des grandes corporations, ce mur sert bien plus d’enceinte à bétail qu’autre chose …


GÉOGRAPHIE : SUBCITY

« Subcity » est l’appellation officielle donnée aux souterrains de la mégapole montréalaise. C’est dans les dédales de cette ville souterraine que la société vampirique de Montréal y a établi son nid. À titre comparatif, si l’île de Montréal était à un « Icerberg », Subcity serait la portion engloutie « sous les eaux ». Plongeant jusqu’à une douzaine de kilomètres sous le sol de la mégapole, Subcity se caractérise par trois immenses paliers d’infrastructures industrielles, résidentielles et commerciales. Couvrant l’entièreté de la superficie de l’île de Montréalaise, ainsi qu’une petite portion de la Rive-Nord et de la Rive-Sud, Subcity est littéralement une ville souterraine.

Subcity2

Les trois paliers

Tel que mentionné ci-dessus, les infrastructures de Subcity se divisent en trois grands paliers distincts. Chacun de ces étages géants se subdivise en plusieurs ramifications de sous-étages secondaires, afin de permettre une circulation urbaine fluide et sécuritaire.

Premier étage : Situé sous plusieurs mètres de béton et d’asphalte, le premier étage de Subcity est une copie carbone de la surface. C’est à cet étage que l’on retrouve les plus grandes surfaces résidentielles et commerciales de Subcity. La population y est particulièrement dense et l’activité humaine n’y cesse jamais. Le premier étage se distingue également par son immense réseau de transport souterrain, c’est-à-dire ; le métro de Montréal. Près d’une centaine de circuits souterrains se croisent et traversent l’entièreté de la superficie de l’île. Aux croisement des principales lignes de métro, de gigantesque station de surnommées « Mégastations » se formèrent au fil des décennies. Ces mégastations accueillent quotidiennement des millions d’usagers et c’est autour de celles-ci que la plupart des quartiers commerciaux furent bâtis. Dans ces quartiers luxueux dédiés au culte de la consommation, la sécurité y est particulièrement accrue. Et les forces de l’ordre y sont pour ainsi dire omniprésentes.

Deuxième étage : À plus de quatre kilomètres sous la surface de Montréal, se trouve le second étage de Subcity. Accessible par l’entremise d’ascenseurs géants, de monte-charges et d’escaliers roulants, le deuxième palier de Subcity est le royaume des industries et des usines. C’est à cet étage qu’une grande partie de la classe ouvrière consacre son « 40 heures / semaine », 7 jours sur 7. D’imposantes manufactures ultramodernes et polluantes permettent aux mégacorporations une production incessante. Afin d’accueillir sa classe ouvrière, plusieurs d’agglomérations résidentielles se formèrent à proximités de ces centres industrialisés. Autrement, le deuxième étage de Subcity est le refuge de prédilection des grandes corporations. La plupart des centres de recherches et laboratoires corporatifs s’y trouvent. À cet effet, le deuxième palier de Subcity est à la source d’une infinité de légendes urbaines. Nombre de monstres et de mutants modifiés génétiquement sont « apparus » de ces soi-disant laboratoires …

Troisième étage : Situé à plus de huit kilomètres sous la surface, se trouvent les abysses de Subcity. Essentiellement constitué de quartiers délabrés, d’usines abandonnées et de ruines industrielles, le troisième étage de Subcity appartient à un passé lointain. En effet, à une certaine époque alors que les grandes corporations foraient toujours les sous-sols de la ville, le troisième palier de Subcity servit essentiellement de cachette pour ces mêmes entreprises. Telle une oasis « d’illégalité », les mégacorporations s’y installèrent clandestinement et entreprirent toute sorte de recherches amorales, loin des autorités gouvernementales. De nos jours, les décombres du troisième étage sont peuplés par la plèbe montréalaise. Sans-abris, familles pauvres, criminelles et voyous peuplent ces souterrains. Paradis du marché noir et du crime organisé, le troisième palier de Subcity est peu fréquenté par les autorités de la ville. Les grandes corporations ont pratiquement toutes déserté leurs anciennes infrastructures, laissant place à d’immenses bidonvilles gangrénés et parasités par le crime.


GÉOGRAPHIE : LES OUTLANDS

Suite aux catastrophes naturelles de 2077 et 2078*, la plupart des grands centres urbains s’isolèrent les uns des autres. Les retombés de ces désastres naturels furent si catastrophiques, que l’ensemble des régions rurales à l’extérieur des grandes villes se dépeuplèrent complètement. Et c’est ainsi que naquit les « Outlands ».

Constitués de ruines et de terres abandonnées, le terme Outlands est une analogie générique et péjorative, utilisée par le commun des mortels afin de qualifier ce qui se trouve hors des mégapoles. De ce fait, tout ce qui se situe hors des murs de Montréal porte désormais ce nom. Des villages tels que Sainte-Adèle, Joliette ou Sorel, qui ne sont plus que des ruines abandonnées, sont considérés comme des « no man’s land ».

Bref, les Outlands.

Apparences trompeuses …

D’un point de vue géographique, les territoires sauvages et inhabités à l’extérieur des murs de la mégapole de Montréal n’ont rien à voir avec les terres craquelées et désertiques qui vous viennent naturellement à l’esprit. Au contraire, le portrait québécois nord-américain est plutôt similaire à ce qu’il fut autrefois. En l’occurrence, autour des murs de la ville, on y trouve majoritairement des régions forestières et des ruines. Sans plus, ni moins.

Cette notion de « terre aride » n’est attribuable qu’à certaines régions du continent américain. Par exemple, les terres aux alentours de ce que fut autrefois le parc national de Yellowstone sont pour des raisons évidentes, dévastées et désertiques. Mais tel n’est pas le cas pour la plupart des mégapoles sur la côte-Est américaine. Et ce, incluant Montréal.

* L’explosion du super volcan de Yellowstone et le tremblement de terre surnommé « Big One ».

La vie d’Outlanders

Certaines âmes plus téméraires préférant la vie sauvage ou la liberté, s’exilent occasionnellement hors des murs des grandes mégapoles. Surnommés « Outlanders », c’est gens aux mœurs étranges errent dans la nature ou se rassemblent parfois en petites communautés dans les ruines d’anciens villages abandonnés. Ignorés par les mégapoles et les mégacorporations, la plupart des Outlanders survivent dans ces no man’s land comme le faisaient autrefois les Amérindiens ou les premiers colons européens. À la différence près qu’ils bénéficient de moyen technologique plus adapté pour survivre !