Montréal en 2050

Cité centre du Québec, effigie sulfureuse à l’image d’un cauchemar.

Montréal telle que nous la concevions au début des années 2000 n’était même pas l’ombre de ce que nous avons maintenant. Jadis, Montréal aurait été capable de se relever, de faire face aux adversités et de redevenir véritablement la plaque tournante qu’elle se vantait d’être.

Mais le vice, le laxisme, le laisser-aller et l’omnipotence de l’incompétence de ceux qui gérait notre ville fit d’elle une vieillarde gangrenée  démente et rongée par l’arthrite. L’histoire des trois dernières décennies de Montréal est celle d’une génération d’enfants gâtés aux dents pourries tirant les rênes du pouvoir sans avoir les couilles et la colonne pour faire front à la corruption. L’histoire de Montréal n’est pas digne d’être dans les livres d’histoires, l’histoire de Montréal est laide et emplie d’un malaise de vivre, d’une hantise sans pareil. Une hantise qui ne manqua pas d’empoisonné la vie de ses citoyens ni de donner son cancer aux régions avoisinante.

Voici ce qu’est devenu Montréal…

La maladie s’en prit à la ville lorsque que le Nord du Québec fut acheté, en totalité, par un regroupement de multinationales étrangères. Ces compagnies, toutes plus crasseuses et archaïques que les autres, décidèrent de se faire construire des bureaux en plein cœur de Montréal. Déjà, à l’époque, la ville battait un peu de l’aile financièrement et son maire en était presque rendu à taxer l’air que les citoyens respiraient. L’arrivé de ces industries et de leurs quartiers généraux attira à Montréal une vague titanesque d’immigration de tous les coins du monde. Du jour au lendemain, des avions transportant des gens de toutes les couleurs et de tous les dogmes arrivèrent à l’Aéroport Pierre-Eliott Trudeau. Ces nouveaux arrivants, ils arrivèrent avec leurs familles proches et leurs visions du monde. Ils arrivèrent avec leurs rêves et leurs ambitions, avec leurs plans pour Montréal et pour le Québec.

Nul besoin de dire que cette injection intraveineuse de pluriculturalisme causa une tempête. Ségrégation, xénophobie, haine et incompréhension furent tous les carburants de l’incendie qui dévora la métropole… Il y eu des révoltes et des émeutes. Des quartiers entiers, gavés de leurs citoyens d’origines extérieures, se soulevèrent les uns contre les autres. Bien rapidement, ce fut les montréalais de souche contre les nouveaux montréalais. Le crime organisé qui était sur le respirateur artificiel depuis peu, profita de cette atmosphère asphyxiante pour reprendre son emprise et la police fut dépassée. Deux kamikazes se firent sauté successivement dans la même semaine. Le premier devant le fameux CHUM presque terminée et le second au beau milieu du hall d’entrée de l’édifice la Cité du Commerce Électronique. Toutes ses tragédies forcèrent le Gouvernement provincial a demandé l’aide de l’Armée et le Ministre des affaires municipales mit la ville en tutelle. On apprit quelques jours plus tard que le premier ministre donnait sa démission et que le maire de Montréal s’était enlevé la vie…

Durant quelques mois, le gouvernement s’efforça de museler la violence en faisant parader les chars d’assauts des forces royales canadiennes tandis que le Gouvernement Fédéral calculait le montant total des couts de l’opération pour le soustraire de la péréquation québécoise… Cette démonstration de force eu l’effet escompté. Les violences se calmèrent et on cessa de voir des colonnes de fumée noire tâcher le ciel de la métropole. Lorsque l’armée se retira, après un mois d’une présence intimidante, la mairie de Montréal était littéralement vide. Démission, poursuite judiciaire, retraite dans les îles du sud, la ville était amputée de ce qui lui avait jadis servis de tête. C’est là que les industries multinationales prirent le contrôle de la ville.

De nos jours, Montréal à donner son cancer au reste de la province. Les Multinationales se nourrissant des ressources naturelles du Québec ont envahi toutes les régions. Pour s’aider à séduire le peuple colonisé, elles emmenèrent avec elles ce qu’elles avaient de mieux. Ont vendis au peuple le rêve d’une vie aisé grâce plus récentes technologies que possédaient ces corporations. Ont leur vanta une meilleure vie, une ville plus libre de fardeaux. On leur vanta les mérites de la convergence des technologies, l’omnipotence du Cloud-Computing et la cybernétisation capable de tout. L’arnaque du siècle quoi. Comme on devait s’y attendre, les politicailleux acceptèrent d’un signe de tête et le citoyen moyen goba tout comme une salope. Pour mieux faire passer la dose de venin, les multinationales investirent des milliards de dollars afin de revamper le visage de Montréal. Le métro fut allongé de Dorion à Repentigny d’ouest en est et de Rosemère à Saint-Bruno de Montarville de nord en sud. Ses wagons et ses stations furent améliorés avec les mêmes technologies qu’on avait vendues aux politiciens véreux.

Cette conversion de la ville en une citadelle technologique suant le WIFI comme du pue ne s’arrêta pas là. Les hôpitaux furent modernisés. Le regretté CHUM, victime d’un attentat kamikaze quelques mois plus tôt, fut reconstruit entièrement et tous les autres hôpitaux furent revampés. Les infrastructures routières furent aussi rénovées. Le Gouvernement Fédéral accepta de faire tomber le pont Mercier et le Pont Champlain pour qu’ils soient reconstruits, plus esthétiques et plus efficaces, contenant plus de voies et des voies ferrées pour les nouveaux SLR de la ville.

Finalement, tous les quartiers de Montréal virent leurs visages « lifté au botox ». Les compagnies, voulant loger leurs employés dans le nec plus ultra de la modernité, offrirent à Montréal des nouveaux plans d’urbanisation et de revitalisation des quartiers défavorisés. Au lieu de perpétué la tradition d’expansion géographique des villes, les industries, dans leurs ambitions sans limites, firent construire tous les nouveaux édifices en hauteur. C’est ce qui fit que maintenant, il y a des grattes ciels partout, même dans Hochelaga. Hélas, ces poussés de construction démesurées n’avantagèrent pas tous les citoyens. La Ville, n’ayant pas le dixième des moyens des multinationales, ne put pas construire d’aussi majestueuse Tours de Babel que les industries l’ayant envahie. C’est ainsi que, machiavéliquement, les citoyens de Montréal furent divisés en troupeau, ceux qui travaillent pour les compagnies ou ceux qui ne travaillent pas pour eux. Cette inégalité frappante donna de la poigne aux mouvements syndicaux, composé à la quasi-totalité de citoyens non-employés par le conglomérat d’industries. Galvanisé par la rage de leurs membres et par leur héritage de gros bras, ces syndicats décidèrent de lutter violement contre la présence des industries. Montréal sombra encore plus dans la déchéance.

De nos jours, Montréal est une propriété privée. Montréal est une ville phare. Elle inspire tous les rêves et tous les cauchemars, elle est au centre de la province et au centre de toutes les convoitises. Les industries y régnant serpentent entres les lois ou les façonnent selon leurs fantasmes mégalomaniaques. Les rues sont constamment surveillées et la police n’est plus la seule à patrouiller. Avec les montées de violence des syndicats révoltés, les corporations firent pression sur la ville pour qu’elles puissent se munir d’agents de sécurités améliorés afin de protéger leurs propriétés. Dans les quartiers « appartenant » aux multinationales, la police fut vite remplacée par ces brigades privées : les escouades de pacification citoyenne. Ces agents de l’ordre sont mieux équipés, plus entrainés et ont un code déontologique inexistant. Ils sont les maitres des rues, la police municipale n’est qu’un concierge balayant les miettes. À ce jour, il est plus presque plus sécuritaire de se piquer avec une seringue usée que de marché dans les rues de Montréal la nuit. Tous les citoyens se doivent de montrer patte blanche afin de ne pas attirer le regard des Blacks dogs…

Montréal n’est plus la métropole des festivals, elle n’est plus rien de beau. L’atmosphère est comme un immense drap souillé de noirceur et d’humour noir cancérigène. L’air qu’on y respire est une entité rampante s’infiltrant dans nos vies comme la fumée crasseuse d’un fumeur pénètre dans nos paumons toujours plus malade. Déjà à l’époque des années 2000, les médias nous dépeignaient la vie avec les couleurs de la haine, de la superficialité et des amours passionnées. Maintenant, la multiplicité des sources d’informations pitoyables et notre culture de dirigeant non-imputable pour leurs gourdes, combiné à une tentative de nivellement des différences culturelles dans le noble but de facilité l’arrivés des nouveaux travailleurs immigrants, ont fait de notre ville un immense bouillon de culture abjecte. Les médias continus aujourd’hui de nous gavés de leurs inepties en colportant les bonnes valeurs des conglomérats desquels ils reçoivent leurs financements. Les centres d’achat sont plus obèse que jamais, ils vendent encore plus de rêves qu’avant et certains vendent même des implants cybernétiques. Le terme Plug and Play n’a jamais eu tant de sens. Notre société est malade de ce capitalisme dévergondé et Montréal est devenu la ziggurat du smog et du viol des droits et libertés. Nous nous sommes vendus la chair et l’âme, notre ville n’est que l’arche qui nous amène tous vers l’inéluctable horreur de la fin de nos vies…

Montréal, on se souvient…


Géographie Montréalaise
denis-coderre 539px-Armoiries_de_Montréal.svgMontréal.  Centre économique nord-américain d’importance et porte d’entrée sur le continent du Conglomérat-Américain.  Montréal est une plaques tournantes pour le commerce de par son port à même le fleuve Saint-Laurent et son accès rapide par tout les moyens de transport imaginable.  Plusieurs Méga-corporations y ont élus une ambassade et la métropole franco-américaine accueille le siège social de la société ; Synapse Pharmacologie, l’une des plus grandes entreprise dévouée à la recherche pharmaceutique.  Le maire Denis Coderre gouverne depuis plusieurs décennies et la cité est coté comme l’une des plus « prospère » économiquement et socialement.  Si nous prenons le temps de disséquer l’île de Montréal, l’entièreté des arrondissements n’ont guère changés géographiquement, mais leurs infrastructures, leurs sociétés et cultures, ne portent plus tout à fait le même visage.  L’île est désormais séparé en six territoires distincts surnommés : District A à F.  (Lien pour la carte grand format)

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A-1District A
La pointe de l’Ile où les riches élisaient autrefois domicile n’est plus aujourd’hui que l’ombre de ce qu’elle a déjà été.  Lorsque les corporations ont pris contrôle de la ville, elles ont commencé à construire de plus en plus de tours à bureau/d’habitation au centre-ville et dans les secteurs de Pointe-St-Charles, Lasalle, Verdun et NDG.  Pour se faire, elles ont exproprié des milliers de logements et repoussé les gens plus pauvres à l’extérieur de la zone centrale.  Dans la pointe ouest, de nombreuses personnes non désireuses de partager leur voisinage avec la racaille ainsi repoussée, ont décidé de migrer vers le nouveau Centre-Ville, de faire déménager leur maison en banlieue étant donné qu’elle n’avait plus aucune valeur à cet endroit, ou tout simplement d’abandonner les terrains.  Autrefois, ces riches auraient eu un poids de négociation avec les administrations municipales, mais plus aujourd’hui étant donné que les corporations sont auto-suffisantes et n’ont pas à faire la pute pour être réélues.  Ce qui fait qu’aujourd’hui, on rencontre bon nombre de vieilles maisons délabrées, des tours de logement qui font plusieurs km carrés dignes de l’époque stalinienne.   Les compagnies pharmaceutiques et les banques de sang/organe s’y approvisionnent en matières premières et en candidats pour des tests.


B-1District B
Secteur ouvrier qui dispense essentiellement tous les services publics à la ville.  Ce secteur a été construit par les corporations un peu dans le style des parcs de maisons mobiles aménagés.  Les vieux quartiers avec les blocs appartements très collés les uns sur les autres n’ont pas été détruits dans la restructuration, ils ont été jugés adéquats et divisés pour accueillir le plus d’ouvriers possibles.  Il y a aussi des habitations plus modestes à cause de sa proximité avec le district C.  Maintenant que les corporations sont en charge des transports publics, nous ne voyons plus de chauffeurs d’autobus avec des salaires de médecins et d’ingénieurs… leur situation s’est largement aplanie lorsqu’il y a eu l’explosion de gaz naturelle simultanée au building de la FTQ, de la CSN et du local 301 des cols bleus en 2018.  Une enquête a été initiée mais n’a jamais aboutie.  C’est également la plaque tournante du transport étranger de par le fait que l’aéroport PET s’y trouve.  Des lignes de Métro et de Skylink partent de l’aéroport pour se rendre au centre-ville.  La mafia russe y opère beaucoup d’activités et surtout de maisons de jeu illégales.


C-1District C
Secteur assez hétéroclite de Montréal alliant à la fois un quartier industriel important (Ville-St-Laurent) et un grand centre de savoir.  L’Université de Montréal y a déménagé la totalité de ses campus après que son emblématique tour phallique ait été réquisitionnée par des corporations.  L’UQAM, McGill, Concordia ainsi que l’Université Bishop’s ont également déménagé dans ce secteur.  D’énormes quartiers ont été transformés en quartiers étudiants à prix modiques largement subventionnés par les corporations.  Ce regroupement des universités a été applaudit par tous car cela permet une meilleure collaboration, des distances de transport moins grandes pour les étudiants.  Des navettes express se rendent très loin en banlieue pour y rejoindre le plus de monde possible.  Cette infrastructure rappelle énormément la structure de la Silicone Valley et s’est vue octroyée une reconnaissance internationale pour l’innovation.  Les professeurs y sont nourris et logés gratuitement.  Ils ont également une rémunération plus que généreuse.  Une vie culturelle florissante y est également présente.  Beaucoup de gens influents ne désirant pas vivre au centre-ville habitent ce secteur.  Ce qui était anciennement Verdun a été recouvert en entier d’une immense plaque de béton de plusieurs mètres d’épais que tous ont surnommé le Mémorial Gérald Tremblay.  Vue des airs on y voit une immense superficie aride et morte, mais sous la surface on y a construit un vaste complexe nucléaire civil qui sert principalement à la recherche mais également à l’industrie qui y trouve une source d’alimentation électrique extrêmement abordable.  On a prolongé l’accélérateur de particules du Mont-Royal sous ce bloc.


D-1District D
Le Centre-ville : cœur, poumons, foie, reins et un bout de la couille gauche de l’activité économique de Montréal.  En gros, c’est là que ça se passe.  Des gens de partout au monde viennent s’installer dans les immenses tours d’habitation hors de prix.  Après le rapatriement de la bourse de Toronto et de New York à Montréal en 2031 par les autorités corporatives, le secteur des affaires a connu un boom sans précédent.  Les plus grands financiers du monde s’installent à Montréal, les entreprises cotées en bourse les plus en vue ont leur logo sur les tours du centre-ville.  Il y a maintenant des tours qui défoncent les nuages absolument partout.  Le Jet Set y est omniprésent et excessivement important.  La vie artistique est très développée, certains acteurs surnomment Montréal la « Hollywood de l’est » tellement elle est incontournable au niveau des arts et du cinéma.  Le quartier chinois a été rasé pour faire place à d’autres tours.  Personne ne s’ennuie des maux d’estomac causés par la nourriture avariée et l’insalubrité ambiante.  La quasi-totalité des habitants étant des immigrants illégaux, ils ont été déportés et la protestation a été nulle.  Le organisé italien y est très présent mais intégré dans les activités commerciales légitimes.  Ils y ont même des sièges sociaux.  Avec l’accès au port, la Cosa Nostra a un contrôle quasi-total sur les importations de drogues qui font tellement envie à nos « high rollers » toujours en manque de stimulants.  La police est partout, payée par les corporations, violente et sans pitié… il y a même des rumeurs qui disent que de jeter un papier parterre risque de vous amener aux urgences.


E-1District E
Autrefois, l’amalgame des quartiers de Montréal-Nord, St-Léonard, Hochelaga et Rosemont/Petite patrie étaient l’épicentre de la criminalité/pauvreté à Montréal… eh bien ça n’a pas changé.  Montréal-Nord avait été considérée pour faire couler la dalle de béton de Verdun, mais à cause de la mauvaise presse qu’aurait apporté la destruction des ghettos multiculturels, les corporations ont décidé de laisser tomber l’idée.  Montréal est donc toujours aux prises avec ce quartier toujours plus crado et criminalisé qu’avant.  Surtout depuis la destruction d’Haïti en 2026, à cause d’un tremblement de terre qui a fait imploser leur partie d’Ile, mais a laissé intact la République Dominicaine, l’immigration dans cette partie de Montréal a explosé.  Le secteur est devenu surpeuplé, la criminalité a pris des proportions hors de contrôle.  Si bien qu’une ligne policière et des barrages constants protègent la rue St-Laurent pour empêcher les criminels de passer.  La rue est devenue un No-man’s land du nord au sud.  Sur le côté ouest de la rue un immense mur a été fait avec des immeubles de plusieurs dizaines d’étages, une sorte de mur de Berlin version 2043 politically correct.  Toutes les rues passant de l’est vers l’ouest ont été barrées, seules trois passages subsistent : Ste-Catherine au sud, l’autoroute 40 au centre et Henri-Bourassa au nord. Et ces rues sont extrêmement bien protégées.  Profilage racial? Profilage culturel?  Les corporations ne s’en cachent même pas.  « Pour la prospérité de Montréal, nous devons sévir et éviter les débordements ».  Les gangs de rue ont pris énormément d’expansion… Nous avons aujourd’hui les problèmes que Los Angeles avait au début du millénaire.  Nous n’avons pas eu l’initiative d’envoyer 30,000 soldats de l’armée pour nettoyer le territoire comme eux l’ont fait, mais nous en subissons maintenant les conséquences… il y a des pour-parlés en ce sens, mais les droits de l’homme sont encore malheureusement trop présents dans les mœurs.  Les motards contrôlent toutefois Hochelaga et le quartier demeure somme toute assez calme, les gangs de rue ne s’y aventurent pas trop.  On a vite abandonné l’appellation Homa des yuppies pour simplement l’appeler « le Chlag ».


F-1District F
L’épicentre de l’activité industrielle de Montréal.  En 2014, suite aux nombreuses fermetures d’usine de textile, pétrolières et manufacturières, le visionnaire maire de Montréal Denis Coderre fit jouer ses relations au fédéral et à l’étranger pour faire venir les industries.  Une campagne enflammée sur Twitter le rendit tellement populaire qu’il réussit son paris au-delà des attentes.  En terme plus précis, il fit créer 1.2 millions d’emplois en 3 ans à Montréal.  Il fit instaurer un programme de mobilité de la main d’œuvre pour les périodes plus difficiles dans certaines industries.  Donc, quand une usine de chaises de patio voyait sa production diminuer à l’arrivée de l’hiver, les employés allaient travailler dans des usines de fabrication de pelles, et vice-versa.  Cette méthode réduisait énormément les coûts de recrutement et de formation de la main d’œuvre dans les industries, et les rendait très heureuses.  Pour faire un petit clin d’œil à Washington D.C., certains journalistes appelaient Montréal D.C. (Montréal de Denis Coderre), mais cette appellation est restée et on peut la lire partout sur les panneaux de signalisation menant à la ville.  En 2043, Denis Coderre est toujours vivant, il a aujourd’hui 80 ans (vive la chirurgie plastique), il est toujours aussi présent sur la scène montréalaise, et est l’une des personnalités les plus suivies dans l’univers virtuel de Jericho II.  Toujours incorruptible, il est toutefois très respecté dans tout le conglomérat américain, car son modèle d’affaire permis aux entreprises une nouvelle prospérité, et aux employés de garder leurs emplois, tous lui doivent beaucoup.  Si un président américain était toujours nécessaire, il l’aurait été sans même une opposition, même s’il n’était pas né aux USA.  Il habite Rivière-des-Prairies dans un petit bungalow très simple.  On retrouve toutes les plus grandes entreprises de haute technologie, les entreprises manufacturières, des usines alimentaires, etc…  On a même creusé le sous-sol pour abriter plus d’entreprises.  Une main d’œuvre très qualifiée, scolarisée et heureuse vit dans ce secteur.  Les entreprises y ont construit de belles résidences pour leurs employés, un système de transport ultra moderne et sécuritaire les amène là où ils le désire en claquant des doigts.  Les automobiles personnelles sont rares, un parc de location gratuite un peu comme communauto existe pour ceux qui désirent aller à l’extérieur pour une période de temps.   Sa proximité avec le District E rend toutefois certains quartiers un peu moins sécuritaires mais la police y est très présente et a à cœur la protection de ces citoyens…  En fait, la police de ce secteur est la seule qui n’est pas contrôlée par une corporation.  Il s’agit d’une police de quartier mise en place par nul autre que Denis Coderre, la DC Police.  Les agents ayant été triés sur le volet, le niveau de corruption en est très bas.