Prologue S4E4

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« Personne ne me commande, nul homme, nul dieu, nul ancien, nul prince. Que peut être une revendication d’âge pour quelqu’un d’immortel ? Que peut être une revendication de pouvoir pour quelqu’un qui défie la mort ? Appelez votre maudite chasse, nous verrons qui j’entrainerai, hurlant en enfer avec moi ».

– Günter Dorn, Das Ungeheuer Darin

LES CINQ MONARQUES :
L’IMMACULÉE, LA SAGE, LE ROI D’ÉBÈNE, LA MAÎTRESSE ET LE PANDORIEN 

Une joute se dispute actuellement dans les coulisses de la mégapole.

Un jeu de têtes pour l’obtention du pouvoir.

Le « vrai » pouvoir.

Depuis la chute du roi et de sa dame, le domaine montréalais se serait récemment transformé en un champ de bataille où tous les coups sont permis. L’enjeu de la joute, bien qu’insoupçonné, serait possiblement en lien avec la succession des deux défunts souverains. En guise de concurrents, des prétendants au trône de tout acabit auraient pris place sur l’échiquier depuis peu. Préparant minutieusement et silencieusement chacun de leurs coups, une première ronde d’échauffement serait déjà en cours.

Le coup d’envoi aurait amené les pièces new-yorkaises à se positionner sur le plateau. Un second coup aurait accordé au Roi d’ébène l’acquisition de nouveaux pions dans ses rangs. Un troisième mouvement sur le plateau aurait permis à la tour des sorciers de bouger d’une case en direction de ses adversaires. Suivi d’un quatrième coup, qui aurait donné l’opportunité à l’Immaculée de placer ses premières pièces sur l’échiquier. Et finalement, le cinquième coup se jouerait en ce moment même au creux de la plume blanche, alors que le Pandorien préparerait sa première sortie.

SUR LE CHAMP DE BATAILLE : LES PIÈCES

Pendant ce temps, près d’une centaine de Caïnites se réuniront au sanctuaire de Montréal le quatorze février prochain. Alors que de nombreux vampires prendront part à leurs habituelles manigances et joyeuseries, un premier tour de jeu se terminera au gré du Pandorien. Les pièces de l’échiquier seront finalement placées stratégiquement, prêtes à s’entrechoquer…

Les fous s’entredévoreront. Les cavaliers croiseront le fer. Les tourelles s’écraseront entre elles. Et les pions s’entremêleront dans leurs propres ficelles.

Ainsi sonnera le gong de la Jyhad montréalaise.

La « vraie » Jyhad.