QU’EST-CE QUE LE CYBERPUNK ?

Avant de débuter votre lecture, prenez un petit instant pour visionner ce court-métrage.


Voici un autre extrait tiré de Wikipedia, très juste encore une fois : 

Le cyberpunk est un genre de la science-fiction. Issu de la contre-culture des années 1980, il se caractérise par des récits dystopiques et contestaires. Il met souvent en scène un futur proche, avec une société technologiquement avancée (notamment pour les technologies de l’information et la cybernétique), mais contrôlée. Il a depuis essaimé ses thématiques dans de nombreux médias, notamment dans la bande dessinée, le cinéma, la musique, les jeux vidéo et les jeux de rôle.

Le terme « Cyberpunk » résulte d’une association de « cyber » (du grec ancien kubérnètès : l’art de gouverner ou de piloter à l’origine du mot cybernétique.) et « punk » (mouvement exprimant une révolte contre les valeurs établies). Le mot « Cyberpunk » lui-même a été popularisé par Gardner R. Dozois, éditeur réputé du Asimov’s Science Fiction Magazine. C’est le 30 décembre 1984, dans le Washington Post, qu’un article de Dozois intitulé « SF in the Eighties » qualifie de «cyberpunk» le style de l’œuvre de l’écrivain William Gibson, et plus particulièrement de son roman Neuromancien (1984). Il décrivait aussi tout un groupe de jeunes auteurs « bizarres » écrivant dans le fanzine Cheap Truth : Bruce Sterling, William Gibson, Lewis Shiner (en), Pat Cadigan et Greg Bear. Le « mouvement » cyberpunk était né. Le terme avait cependant été employé plus tôt, en novembre 1983, par l’écrivain américain Bruce Bethke, comme titre d’une de ses nouvelles publiées en novembre 1983 dans le magazine Amazing Science Fiction Stories.

Le « Cyberpunk » est un confluent et conflit des thématiques du hacker, de l’intelligence artificielle et des multinationales se déroulant la plupart du temps dans un futur proche sur Terre ; en opposition avec les récits de science-fiction se déroulant dans une perspective plus large : voyages dans l’espace, découverte de nouveaux espaces, conflits mettant en jeu l’univers connu et inconnu… Le lieu où l’histoire se déroule possède des caractères dystopiques, « punk », en ce sens que les personnages faisant leur possible pour se débrouiller dans un univers désorganisé, où le futur est déjà passé, se retrouvant dans la zone d’incertitude séparant une « presque-apocalypse » et l’univers post-apocalyptique, voient leurs actions se heurter à des intérêts inamovibles, impalpables. L’assimilation du terme « punk » est aussi induite par le slogan de ce mouvement « No Future ! » et par son esthétique à la fois familière et particulièrement agressive (en particulier celle de la branche dite « néo-punk » comprenant notamment le mohawk, la coupe « iroquois »). L’implication politique anarchiste vaut surtout par son opposition à l’organisation des pouvoirs totalement dépourvue d’éthique, très fortement dénoncée et la plupart du temps combattue.

Le Cyberpunk prend ainsi la relève du sous-genre « post-nuke » (post-apocalyptique) au moment même où prend fin la guerre froide et où tombe le mur de Berlin. La peur d’une apocalypse nucléaire est remplacée par celle des OGM, du clonage humain, du tout informatique, des rapprochements entre le réel et le virtuel et des déviances dans lesquelles le capitalisme fou entraîne les progrès de la science. Plastiquement, des œuvres comme Mad Max ou RanXerox placent ces nouvelles thématiques dans un univers naturel ou urbain totalement ravagé et assurent ainsi la transition en douceur.