Région rurale et banlieue

200 (6)Géographiquement, les régions rurales et les banlieues ne sont plus ce qu’elles étaient.  Avec l’arrivé des méga-corporation au début du vingt-et-unième siècle, le développement économique des grands milieux urbains à littéralement explosé.  La privatisation des services publics amena plusieurs bienfaits et autant de méfaits.  Maintenant que l’argent n’était plu un problème pour développer les routes, les hôpitaux, les écoles et les infrastructures municipales des métropoles, les populations banlieusardes quittèrent peu à peu le confort et la tranquillité des régions pour s’installer près des industries et des tours à bureau.  Cette migration amena plusieurs villages et petites ville vers la faillite et ce que nous appelons aujourd’hui ; « Les no man’s land » regroupe majoritairement ces territoires laissés à l’abandon.  « No man’s land » n’est bien sur qu’un surnom, légalement le gouvernement du conglomérat américain détient les mêmes droits qu’autrefois sur ces petites bourgades, mais plus personne trouve intérêt à y habiter pour diverses raisons de proximités et économiques.  Des villes comme Drummondville, Ste-Thérèse, St-Eustache, Rimouski, Joliette, St-Jérôme ou Beloeil ne sont maintenant que des « villages fantômes » habités par des sans-abri, des familles très pauvres et beaucoup de membres du crime organisé.

« Vampiriquement », aucun individu sain d’esprit, membre d’une société de kindred quelconque, trouverait avantage à s’accaparer un domaine parmi ces régions désolées.  À première vue, il est vrai que les régions sont peu, ou même nullement encadrées par la présence des autorités corporatives du gouvernement américain, mais il n’y a également aucun intérêt à extorquer d’une région avec une si faible population et un essors économique si négligeable.  C’est pourquoi la plupart des vampires préfèrent se regrouper dans les grandes cités, près de leur bétail et des divers champs d’attractions auquel les kindreds s’adonnent depuis des siècles.  Néanmoins, parce qu’il y a un gros « MAIS », certaines agglomérations de Caïnites notoires se sont tout de même accumulés au fil des dernières décennies hors des grands bastions de la civilisation.

Drummondville : L’ensemble de la ville est maintenant occupée pas une poignée de milliers d’habitants.  Plusieurs familles ayant appartenu aux « Hells Angels » par le passé y vivent et y font également pousser des « herbes » à la soldes des organisations criminalisés Montréalaises et de la ville de Québec.  Drummondville est plus ou moins le seul village du centre du Québec ayant encore une certaine économie.  Un groupe d’environ une dizaine de Caïnites du clan Gangrel y ont établit leur territoire.  Il s’agit des «Gardians of old nation », plus connu sous l’acronyme « GOON ».  Ils sont tous pour la plupart d’anciens motards ou des criminels endurcis.  Pour subsister loin des corporations, ils fournissent en stupéfiants et en armes des groupes criminalisés comme la mafia russe, les « Chromes » et les Yakuzas de Montréal et de Québec.  Les Gangrels du centre du Québec ne sont pas particulièrement territoriaux, mais il est préférable de ne pas trainer sur leurs terres sans y avoir une raison d’y être, c’est-à-dire, généralement du commerce illégal.

St-Jérôme : L’ancienne capitale des « Douchebags » est maintenant réduite qu’à quelques pâtés de maisons, habités par des junkys et des contrebandiers.  Une agglomération de vampire composé principalement de Gangrels, de Nosferatus et de Caïtiffs rode dans cette région.  Portant le nom de « Meute d’Iktomi » en l’honneur d’un esprit amérindien dédié aux araignées, cette bande de Caïnites peuple une grande partie du territoire de Lanaudière.  Le chef de la meute ; Hehaka « Black Elk » Sappa, est un ancien docteur des tribus Lakotas du dix-neuvième siècle.  La plupart des kindreds de cette région s’isolent dans leur territoire de chasse, à l’intérieur des villages abandonnés ceinturant la ville de St-Jérôme.  Les kindreds de cette « tribu » s’occupent principalement de tenir en respect les investisseurs et les méga-corporations des territoires ruraux des Laurentides.  Quand une compagnie s’approche trop près des villes fantômes, la meute d’Iktomi s’assure de dissuader toute intrusion, quitte à faire disparaitre les esprits trop curieux.

St-Jean-sur-Richelieu : La majorité des villages entre Kahnawake et Sainte-Hyacinthe ne sont plus que des avant-postes appartenant aux corporations « Quantum » et « Jack Enterprises ».   St-Jean-sur-Richelieu est le seul village encore habité par une dizaine de milliers d’âmes et l’entièreté des gens qui y vivent sont des employés des deux corporations.  Une troupe de kindreds s’y est installée il y a quarante ans, sous la gouverne d’une « Ancillae » du clan Gangrel connu sous le nom de « Red Spark ».  Autrefois primogène de son clan à Montréal, elle quitta l’île lorsque le domaine se transforma en colonie pénitentiaire.  Elle est ces infants s’installèrent un peu plus au sud et de nos jours, plus d’une demi-douzaine des vampires du clan de la bête protègent férocement les rives du territoire de la Montérégie.  Red-Spark est reconnu sur l’ensemble du territoire du Québec comme  la plus ancienne des Gangrels et indirectement, « l’alpha » de la province.

Le nord du Québec : Près du Saguenay, du Lac St-Jean, de Val d’Or et des villes oubliées du nord du Québec, une quinzaine de vampires de clan divers subsistent aux rigueurs de l’hiver, isolés des grands bassins de population.  Le territoire nordique Québécois est pratiquement inhabité et la seule nourriture accessible pour autant de vampire se retrouve que dans la faune animale locale.  Un ancien vampire du clan Tzimisce c’est accaparé il y a une vingtaine d’années la région du Saguenay et du Lac St-Jean et quiconque ose s’approcher de son domaine n’en sort pas vivant.  Le vieux « Voïvode » serait originaire d’Europe et on ne sait trop comment il aurait atterrit dans cette partie du monde aussi reculée.  Une fraternité de Gangrels surnommée « Meute du Nord-perdu », occupe les vastes espaces boréales.  La majorité des membres de cette meute sont particulièrement sauvage et on ne les voit jamais s’approcher des grandes villes comme Montréal, Trois-Rivières et Québec.  On raconte aussi que plusieurs « anciens » du clan de la bête rôdent dans cette région, et s’assurent que la civilisation moderne reste loin de leurs contrés sauvages.

La rive-sud et la rive-nord : À une certaine époque, les deux rives Montréalaises étaient beaucoup plus fréquentés par le gratin vampirique.  Avec l’assèchement de la population des banlieues au cours des dernières décennies, les vampires qui y vivaient migrèrent graduellement sur l’île de Montréal par soucis de prospérité.  Néanmoins, la ville de Laval est actuellement sous l’emprise d’un regroupement de Caïnites portant le nom de ; « Brood ».  Composé principalement de nouveau-nés, de Caïtiffs, de Dhampyrs et de jeunes vampires du clan Brujah et Gangrel, le domaine n’est pas vraiment reconnu officiellement par quelconque autorité.  On raconte qu’il est risqué pour tout vampire de se balader sur le territoire Lavallois sous peine de faire de mauvaises rencontres.  En fait, les Caïnites du territoire Québécois évitent ce territoire tout simplement, c’est un endroit dangereux de nos jours.  Du côté de la rive-sud,  c’est plutôt au point mort, du moins à première vue.  Avec la présence de la meute de « Red-Spark » dans cette région, aucun vampire sain d’esprit n’ose traîner près du nid de l’ancienne Gangrel.  À mi-chemin entre la crainte et le respect, la plupart des kindreds de la région se contentent de contourner son territoire.